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Pétrole : entre accord de l’OPEP+ et inquiétudes liées à l’épidémie, quel impact sur la demande ?

Pétrole : entre accord de l’OPEP+ et inquiétudes liées à l’épidémie, quel impact sur la demande ?

Après plus de deux semaines de discussions intenses, les treize membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) ainsi que leurs 10 alliés à travers l’accord de l’OPEP+ sont finalement tombés d’accord dimanche, à Vienne, pour mettre en place un relèvement graduel de la production de pétrole. Ce qui fait de l’or noir, le sujet de tous les débats, c’est que ce relèvement de la production intervient en pleine recrudescence des cas de Covid-19 via le variant ultra infectieux Delta. Se pose alors la question de la croissance mondiale et donc de la demande de pétrole dans une telle situation. Alors que la demande de pétrole aux États-Unis se rapproche des niveaux pré-pandémiques, le spectre d’une nouvelle vague va-t-il endiguer la tendance ?

L’OPEP+ qui regroupe les 13 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Algérie, Angola, Gabon, Arabie Saoudite, Irak, Émirats arabes unis, Iran, Koweït, Nigeria, Libye, Venezuela, Congo, Guinée équatoriale) dirigée par l'Arabie saoudite et 10 autres producteurs de pétrole (Russie, Mexique, Kazakhstan, Azerbaïdjan, Bahreïn, Brunei, Malaisie, Oman, Soudan, Soudan du Sud) dirigés par la Russie, a déclaré qu'elle augmenterait l'offre de 2 millions de barils d'août à décembre. L’accord prévoit également que les 23 membres de l’OPEP+ augmentent leur production de 400 000 barils par jour chaque mois et ce, à compter d’août. Les Émirats arabes unis verront leur production de référence passer de 3,168 millions de bpj aujourd'hui à 3,5 millions de bpj à partir de mai 2022. Quant aux dirigeants du cartel, l’Arabie Saoudite et la Russie, leur production de référence passera de 11,5 millions de bpj à 11 millions de bpj. Selon Reuters, l'ajustement global ajoutera 1,63 million de bpj à l'offre à partir de mai prochain. Cet ajout net de près de 2 millions de barils convenu au cours des cinq prochains mois reste en dessous des 3,5 millions de barils d'augmentation de la demande envisagée pour la période. L'accord a été prolongé jusqu'à la fin de 2022, il devait expirer en avril 2022 précédemment.

Les craintes des analystes concernant cet accord est qu’il arrive au moment où une quatrième vague de coronavirus, causé par le variant Delta, menace la population mondiale. L’accord a en effet été adopté lorsque régnait sur les marchés un sentiment d’optimisme soutenu par une amélioration de la situation épidémique grâce au déploiement global des vaccins. La projection de la demande de pétrole aurait donc été boostée par les possibilités grandissantes d’une reprise de la croissance économique à des niveaux pré-pandémiques. Cette estimation de la demande a alors été réalisée avant la recrudescence des cas de Covid-19 par le variant Delta. Le nombre de nouveaux cas a bondi depuis la mi-juin, incitant certains pays, dont l'Australie et la Corée du Sud, à réintroduire des mesures restrictives de confinement. Le Royaume-Uni a signalé samedi son nombre de cas quotidiens de COVID-19 le plus élevé depuis janvier 2021, avant que l'Angleterre ne lève les mesures les plus restrictives le 19 juillet. On ignore toutefois ce que sera la demande de ces cinq prochains mois avec précision ni même l’amplitude de la vague de la pandémie pour la période hivernale mais si de nouveaux confinements et de nouvelles restrictions sont mises en place, la demande de pétrole pourrait en pâtir. Cependant, la crise du coronavirus n’est pas l’unique responsable des chiffres de la demande, pour obtenir un réel aperçu de la tendance qui se profile, il faudra également surveiller les prix de l’essence et l’inflation qui ont une incidence sur les niveaux de consommation.

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Les stocks de pétrole américains continuent de baisser. Cependant, il y a des spéculations selon lesquelles la demande pendant la période estivale est plus faible que ce qui était attendu. Source : Bloomberg

Le marché du pétrole est sous pression suite au nombre croissant des cas de coronavirus.

Après le sell-off de début de semaine, la tendance baissière semblait se poursuivre surtout après le rapport hebdomadaire des stocks de pétrole de mercredi qui a fait état d’une hausse inattendue des stocks (première hausse en deux mois). Pourtant les cours du pétrole ont clôturé la séance de mercredi en forte hausse, faisant fi de la hausse des stocks. L’humeur optimiste des marchés semble avoir en effet contrer les inquiétudes diverses.

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Après avoir perdu près de 12% depuis le pic du 14/07, la tendance sur le pétrole Brent (OIL) semble de nouveau s’inverser. Les cours se dirigent vers la zone où coïncident la zone de résistance et la SMA 200 (ligne rouge) à 73,71. En cas de franchissement de ce niveau, le mouvement haussier pourrait s’étendre en direction de la zone de résistance à 74,56 et tenter de réintégrer son canal ascendant. Toutefois, si les vendeurs reprennent le contrôle, un retour à la précédente zone de support à 70,76 serait à envisager. Source : xStation5

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Dernière mise à jour le 23/07/21

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