Spread Betting vs CFD : Quelles différences ? Comment choisir ?

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Spread Betting vs CFD : Quelles différences ? Comment choisir ?

Le monde du trading procure tellement d’opportunités, de possibilités, de plateformes, de courtiers, de produits, qu’il est parfois difficile de s’y retrouver.

Parmi les termes les plus connus, celui de CFD ou « Contract for Difference » ressort souvent. C’est le produit phare des brokers forex. On trouve des CFDs sur un peu près n’importe quel sous-jacent, que ce soit les devises, les indices, les matières premières, les crypto-monnaies, les actions…

Un autre terme anglo-saxon revient également fréquemment, celui de « spread betting ». Là encore il y en a pour tous les goûts et l’offre de spread betting est abondante.

La confusion est d’autant plus grande que la plupart des courtiers offrent ces deux moyens d’accéder aux marchés. Il n’est pas rare que les traders particuliers ne sachent même pas sur quel instrument financier ils agissent réellement.

Quelle est donc la différence entre le trading CFD et le spread betting ? Comment faire pour distinguer les produits ? Est-ce important de les différencier ? Lequel choisir pour son trading ?

Définitions

Le spread betting est en fait unique au Royaume-Uni. En français, « spread » pourrait se traduire par « étalement » et « betting » par « pari ». Dans ce mécanisme, le « parieur » mise un certain montant (en livre sterling) par mouvement du point. C’est un pari, plus qu’un trade ou un investissement.

Dans le cas des CFD, le trader mise sur la différence de prix de l’actif sous-jacent entre le moment où il ouvre sa position et celui où il ferme son trade. Son gain ou sa perte dépendra du volume qu’il a engagé sur la position.

Points communs

Que ce soit en spread betting ou avec les CFDs, les deux instruments permettent de placer des paris haussier ou baissier (vente à découvert) sur une vaste gamme de classes d’actifs, sans jamais détenir les actifs sous-jacents. On peut ainsi jouer sur les fluctuations d’actions en bourse sans jamais détenir réellement ces titres financiers.

L’utilisation (parfois exagérée) du levier est également souvent associée à ces outils financiers. Les gains et les pertes potentiels sont proportionnels au levier utilisé.

Une autre caractéristique commune aux deux instruments, et qui rejoint l’utilisation du levier, est le fonctionnement du compte : il s’agit dans les deux cas d’un « compte à marge ». Cela veut dire que le capital déposé est traité comme une marge, ou assurance, afin de pouvoir acheter et vendre des volumes la plupart du temps supérieur à sa capacité réelle. Avec 1000€ de marge et un levier x5, on peut traiter jusqu’à 5000€ de valeur nominale de produits financiers. Lorsque la marge est insuffisante pour couvrir les fluctuations de marché, un « appel de marge » ou « margin call » prévient le trader afin qu’il ajoute du capital pour couvrir ses positions. Souvent, les courtiers ferment de façon automatique les positions si la marge devient insuffisante.

Par ailleurs, les frais de financement nocturne, ou « overnight swap », sont présents dans les deux cas. En effet, garder des positions ouvertes chez les courtiers d’un jour à l’autre, et le weekend en l’occurrence, engendre des frais pour l’utilisateur. Le courtier se base en général sur des taux officiels comme le LIBOR (London Inter-bank Offered Rate) car dans les deux cas il vous prête en quelque sorte de l’argent pour que vous puissiez trader, notamment avec effet de levier.

Différences

Le principal intérêt du spread betting au UK est fiscal : les bénéfices ou gains ne sont pas taxés ! On comprend assez vite l’intérêt que peut avoir cet instrument auprès des particuliers.

En revanche, en dehors du Royaume-Uni il faudra se tourner vers les CFDs qui sont taxés la plupart du temps.

D’autre part, le spread betting est avant tout utilisé par les amateurs. Outre sa forme en « bet » ou « pari », l’offre est destinée au grand public. Il n’est aussi pas évident de traiter de grosses sommes d’argent avec du spread betting. Cela demande en général un accès direct aux marchés, « direct market access » (DMA), qui n’est pas disponible en spread betting.

En revanche, les courtiers CFDs peuvent proposer le DMA. Au-delà de 100,000€ cela devient inévitable. Aussi, les traders ou investisseurs professionnels se tournent en général vers les CFDs plutôt que le spread betting en fonction de leurs besoins.

Un autre détail par rapport aux commissions ajoute à la différence entre les deux types de comptes. Il n’y a tout simplement pas de commissions en spread betting. Le courtier se rémunère principalement sur la différence entre prix d’achat et prix de vente des produits. Celle-ci est généralement moins favorable pour l’utilisateur qu’avec les CFDs. Par contre des commissions s’ajoutent à l’utilisation des CFDs… Au final, si le principe est différent, le trader paie quand même d’une façon ou d’une autre.

Enfin, la fiscalité n’est pas la même. Il n’y a pas d’impôt à payer avec le spread betting contrairement aux CFDs.

Comment choisir

La question se pose surtout pour les résidents du Royaume-Uni. En dehors, le spread betting n’existe pas et l’on se tourne alors automatiquement vers les CFDs.

Par rapport à la fiscalité il n’y a pas photo : le spread betting est bien plus avantageux, encore faut-il réaliser des gains et ne pas se faire avoir avec le principe de montant par point. Mais fondamentalement, au-delà des quelques détails et différences technique, c’est le même monde.

La vraie question n’est en réalité pas entre le spread betting et les CFDs, mais plutôt entre les comptes à marge globalement et les comptes « au comptant », c’est-à-dire sans levier et en achetant réellement les produits (actions, obligations, etc.). Ce sera vraiment un choix déterminant dans la construction de son portefeuille de trading ou d’investissement.

Les débutants n’ayant pas forcément beaucoup de capital pourront s’ils le veulent tenter les CFDs, an ayant conscience des risques, pour essayer de faire des grosses performances en peu de temps grâce au levier. Sur du long terme et avec des montants plus élevés il reste préférable de trader au comptant et sans levier.

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Dernière mise à jour le 11/03/19

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