Les pressions inflationnistes persistent

Bénédicte Augé16/10/21 (mise à jour il y a 1 mois, 3 semaines)xtb, IPC, Deutsche Bank

Les pressions inflationnistes persistent
Les pressions inflationnistes persistent

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Alors que l’économie mondiale se relève progressivement de la crise sanitaire du Covid-19, l’envolée des prix de l’énergie et la crise énergétique qui en découle fait émerger le spectre de la stagflation. Le contexte actuel est similaire à la crise du choc pétrolier de 1970 où est née la stagflation : chômage élevé, inflation forte et croissance faible. Les banquiers centraux semblent vouloir rassurer les marchés sur le caractère transitoire de l’inflation alors que les données montrent des signes plus alarmants. Les chiffres de l’inflation publiés cette semaine aux Etats-Unis ont montré que les pressions inflationnistes sur l'économie restent élevées en septembre, les goulets d'étranglement de la chaîne d'approvisionnement ne s'étant pas améliorés et les prix de l'énergie ayant grimpé en flèche, ce qui fait craindre que l'inflation élevée dure plus longtemps que prévu. Faut-il s’attendre à de plus grands mouvements sur les marchés ?

“Inflation transitoire”

Cela fait maintenant plusieurs mois que le sujet de l’inflation est au centre des discussions. Quand les banquiers centraux la qualifient de transitoire ou temporaire, les marchés sont quant à eux très suspicieux comme on a pu le voir avec la réaction agressive des marchés monétaires des pays développés après la hausse des taux d’intérêt ces derniers jours. Les perspectives du FMI ne semblent pas en accord avec la qualification “transitoire” de l’inflation car mardi, le Fonds a réduit ses prévisions de croissance de 2021 et a déclaré qu'il était de plus en plus préoccupé par les pressions inflationnistes persistantes. Les inquiétudes au sujet de l'inflation se sont gravement amplifiées avec la hausse des prix de l'énergie, ajoutant aux pressions sur les prix. Les goulets d'étranglement dans la chaîne d'approvisionnement et les pénuries de main-d'œuvre alimentent l'inflation de base ainsi que l'inflation globale, tout en nuisant à la croissance économique. Les données relatives à l’inflation IPC aux Etats-Unis publiées ce mercredi, ont été légèrement supérieures aux attentes. L'inflation globale ayant atteint 5,4 % en glissement annuel en septembre, contre 5,3 % attendus. Il s'agit d'une légère augmentation par rapport à la publication de 5,3 % en glissement annuel du mois dernier. Le chiffre du Core IPC est conforme au consensus puisqu'il s'est élevé à 4,0 % en glissement annuel, contre 4,0 % en glissement annuel en août. La saison des résultats du troisième trimestre commence cette semaine avec les résultats des grandes banques américaines qui donneront de précieux détails sur les perspectives économiques et inflationnistes notamment dans l’approche et le discours des PDG de ces banques.

Enquête de la Fédération nationale des entreprises indépendantes (NFIB), Nordea
Source : enquête de la Fédération nationale des entreprises indépendantes (NFIB), Nordea

Impact sur les marchés

Mercredi, à l'approche de la publication de l'IPC américain de septembre, la donnée la plus importante de la journée, les marchés étaient nerveux. Les actions américaines à terme évoluaient en territoire négatif et les courbes de rendement des principales obligations d'État conservaient une tendance haussière. Les craintes croissantes de stagflation indiquent que les risques liés aux données sont asymétriques En effet, selon la dernière enquête mensuelle de la Deutsche Bank, pour la première fois depuis juin, le Covid-19 n'est plus perçue comme le plus grand risque pour les marchés, la première place étant occupée par la hausse de l'inflation et des rendements obligataires. La Fed pourrait ainsi avoir du mal à resserrer sa politique si la croissance ralentit et que les marchés chutent. Ils pourraient remettre à plus tard la définition du calendrier de tapering et du relèvement des taux.SI la Fed ne maintient pas son ton hawkish et que l’inflation n’est pas maîtrisée, les rendements obligataires américains devraient continuer à grimper. L'illustration la plus nette des craintes de stagflation est le fait que les indices actions aient reculé depuis un mois, de 4,7% en septembre pour le S&P 500, et que le dollar ait profité du repli des valeurs refuges, ce qui est inhabituel quand les matières premières montent aussi. De nombreux économistes s’accordent pour dire que l'introduction du tapering, combinée à la hausse de l'inflation et à la crise énergétique persistante, qui affecte négativement la production de nombreux biens, pourrait conduire inévitablement à la stagflation.

Point Technique

Les cours de l’indice du dollar (USDIDX) ne sont pas parvenus à franchir la zone majeure de 94,50 où se trouve également le retracement de Fibonacci à 38,2% de la baisse entamée en mars 2020 suite à la pandémie du Covid-19. D’un point de vue technique, on remarque une potentielle formation en double top dont la cassure de la ligne de cou à 93,741 viendrait valider la formation. Si les cours venaient à rebondir plutôt que de casser la zone susmentionnée, le retracement à 38,2% serait à envisager. Source : xStation5
Les cours de l’indice du dollar (USDIDX) ne sont pas parvenus à franchir la zone majeure de 94,50 où se trouve également le retracement de Fibonacci à 38,2% de la baisse entamée en mars 2020 suite à la pandémie du Covid-19. D’un point de vue technique, on remarque une potentielle formation en double top dont la cassure de la ligne de cou à 93,741 viendrait valider la formation. Si les cours venaient à rebondir plutôt que de casser la zone susmentionnée, le retracement à 38,2% serait à envisager. Source : xStation5

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Dernière mise à jour le 16/10/21

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