Brexit : À quoi s’attendre pour 2019

Brexit : À quoi s’attendre pour 2019

La dernière fois où l’on avait évoqué le Brexit, Theresa May avait effectué des changements de dernière minute sur son projet de sortie, et ce, juste avant le sommet de l’Union Européenne. Malgré que son projet ait été validé par l’union européenne, il est encore incertain de savoir si ce dernier sera effectif le 29 Mars 2019.

Un double rejet de la part des ministres anti-Brexit

La semaine dernière, le plan de Theresa May a été rejeté deux fois par les ministres qui ont voté les amendements 308 à 297, et forçant ainsi la première ministre à revenir devant le Parlement sous trois jours. Un nouveau vote est donc prévu ce mardi. Si Theresa May voit son projet rejeté de nouveau, elle va devoir présenter un nouveau plan de sortie, et cela, avant le 21 janvier 2019. Dans ce cas précis, les ministres pourront proposer une différente version du Brexit… et même annuler ce dernier.

Un appel à de nouvelles élections en cas de défaite

Si Theresa May subit une défaite ce mardi, le leadeur du Parti Travailliste Jeremy Corbyn a exprimé son intention demander un vote de confidence à l’encontre du gouvernement. Cependant, aucune date claire a été énoncé, le Parti Travailliste va certainement appeler à une élection générale dans les prochains jours.

Lors d’un entretien à la BBC, Jeremy Corbyn a énoncé que sa priorité était d’éviter un Brexit sans accord, plutôt qu’un référendum. Bien sûr, cela n’a pas plu aux membres du parti, dont plus de 70% sont en faveur d’un second référendum. “À mon avis, je préférerais obtenir un accord négocié dès maintenant si nous pouvions mettre un terme au danger d'une sortie sans accord de l'UE le 29 mars, ce qui serait catastrophique pour l'industrie, catastrophique pour le commerce et le long terme. Les effets à long terme de ce serait énorme”, a-t-il énoncé.

“Un nouveau” referendum?

The Telegraph a récemment publié un sondage sur 1500 personnes avec 5 options : une nouvelle négociation avec Bruxelles, un Brexit sans accord, un nouveau référendum, et un d’accord similaire à celui de la Norvège et l’Union européenne.

Option 1: Un nouveau référendum

• 46% pour
• 28% contre
• 26% sans avis

Option 2: Rester au sein de l’UE

• 45% pour
• 39% contre
• 16% sans avis

Option 3: De nouvelle négociations

• 45% pour
• 34% contre
• 21% sans avis

Option 4: Un accord similaire à celui de la Norvège

• 40% pour
• 36% contre
• 24% sans avis

Option 5: Brexit sans accord

• 35% pour
• 45% contre
• 21% sans avis

A priori, un nouveau référendum serai l’option préféré des personnes sondées.

Un appelle afin de reconsidérer le Brexit

Près de 130 membres du Parlement européen, de chaque pays à l’exception de Chypre, ont signé une lettre pour demander au peuple du Royaume-Uni de reconsidérer leur vote. Les représentants, dont les affinités politiques sont diverses, de droite comme de gauche, explique leur regret quant à la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union Européenne, mais que “toute décision britannique de rester dans l'UE serait chaleureusement accueillie par nous et nous travaillerions avec vous pour réformer et améliorer l'Union européenne, afin que celle-ci fonctionne mieux dans l'intérêt de tous les citoyens”.

À l’initiative d’un parlementaire européen autrichien, le message véhiculé est que l’Union Européenne est extrêmement inquiète de la situation du Royaume-Uni depuis quelques mois. Selon cette même lettre: “Nous sommes réticents à intervenir dans votre politique intérieure, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de remarquer que les sondages montrent un nombre croissant d'électeurs qui souhaitent avoir la possibilité de réexaminer la décision concernant le Brexit, maintenant qu'il est clair que le Brexit est très différent des promesses faites par la Leave Campaign pro-Brexit”.

Le Brexit repoussé à Juillet 2019 ?

En raison des difficultés de Theresa May à convaincre le Parlement britannique, il est peu probable que le Royaume-Uni sorte de l’union européenne le 29 mars 2019. Ainsi, Bruxelles s’attend à une demande extension de l’article 50 dans les jours à venir. Selon l’U.E : “Si la première ministre nous informe qu'elle a besoin de plus de temps pour convaincre le Parlement de parvenir à un accord, une prolongation technique jusqu'au mois de juillet lui sera offerte”. Dans le cas d’une nouvelle élection, ou d’un second référendum, l’Union Européenne acceptera ce délai.

Dernière mise à jour le 15/01/19

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