Comment reconnaître si un courtier est fiable ?

Comment reconnaître si un courtier est fiable ?

La question de la fiabilité du courtier est en même temps délicate et fondamentale. En tant que trader, on place notre capital chez un broker afin de pouvoir passer des ordres. La première question que l’on peut se poser est la suivante : mon argent est-il en sécurité ? Autrement dit, puis-je faire confiance au courtier ? Mais la question des fonds n’est pas la seule. Il y a aussi la qualité de service et de l’exécution. Tous ces points sont essentiels à une bonne expérience de trading. Comment faire alors pour s’assurer que le courtier choisi est sérieux, professionnel et fiable ?

Les autorisations

Le premier réflexe à avoir est de vérifier les autorisations d’opérer du courtier dans son pays d’implantation. L’organisme de régulation compétent pourra nous renseigner. En France, un courtier doit être approuvé et agréé par l’AMF (Autorité des Marchés Financiers). Néanmoins, une question plus complexe se pose pour des courtiers qui opèrent depuis un pays mais ont des clients venant du monde entier. En effet, un organisme de régulation ne peut pas agir sur des brokers hors de son territoire. Ainsi, pour un client français d’un courtier maltais, l’autorité compétente est celle de Malte. Cependant, certains courtiers peuvent être agréés dans plusieurs pays, par les organismes nationaux correspondants. C’est un point non négligeable pour vérifier la fiabilité d’un courtier.

L’historique du courtier

Au-delà du simple tampon des autorités administratives, il est important de se pencher sur la réputation du courtier. Disons-le tout de suite, la réputation ne fait pas tout, loin de là, mais elle peut éclairer le client sur les pratiques de la société. Dans cette catégorie on peut ainsi citer la satisfaction client : le courtier bénéficie-t-il de bons avis et de bonnes recommandations ? Ces avis sont-ils authentiques ou certifiés ? Le trader connaît-il dans son entourage des personnes ayant déjà été clientes du courtier ? Tout cela donne une première impression utile. Ensuite il faut creuser un peu plus : on pourra ainsi rechercher des articles de presse à propos du broker, et voir ce qu’il en est. Des scandales apparaissent-ils ? Des amendes ont-elles été infligées par les autorités de régulation ? A la moindre alerte, prudence !

Par ailleurs, l’ancienneté est un critère tout aussi important. Depuis combien de temps le courtier opère-t-il ? Quelle a été son évolution ? Qui sont ses clients ? Des sociétés professionnelles et institutionnelles sont-elles clientes du courtier ? La longévité est souvent synonyme de confiance accordée au broker par ses clients sur le long terme. C’est donc un bon signe.

Publicité et marketing

Un facteur souvent délaissé mais qui compte vraiment concerne la communication de l’intermédiaire financier. A travers ses campagnes de publicité, son type de marketing, on peut percevoir l’intention du courtier et tester son honnêteté. Évidemment il faut s’y connaître un minimum afin de pouvoir déceler le vrai du faux et les exagérations ou les incitations mensongères. Par exemple, il faut fuir ceux qui promettent de gros gains avec très peu d’argent en très peu de temps. Chacun sait que c’est bien plus compliqué que ça. Mais parfois les messages sont plus subtils. Il ne s’agit pas de dire que tout est faux ou mensonger dans la communication d’un courtier, il faut simplement faire attention aux promesses. Un courtier fiable respecte ses clients, les prévient des risques et ne les mène pas à une catastrophe assurée.

Pas de certitude

Malgré tout le mal que l’on peut se donner pour trouver un courtier fiable, professionnel et honnête, il existe toujours un espace de doute. En effet, même après toutes les vérifications évoquées précédemment il n’est pas rare d’avoir des soucis avec son courtier. Le risque zéro n’existe pas. Il est déjà arrivé dans le passé des situations où des clients ont porté plainte contre des courtiers relativement « respectables ». Un moyen d’éviter cela, du moins réduire les risques, est de diversifier : avoir deux ou trois courtiers permet de les comparer et surtout de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier. L’inconvénient est de devoir diviser son capital et de n’avoir par exemple qu’un tiers de ses fonds chez trois courtiers. C’est le prix à payer pour ne pas dépendre des seuls agissements d’un broker.

Dernière mise à jour le 23/08/18

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